DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT

POLVAC™ Arbres

Composition

Principes actifs

Substances allergènes (allergoïdes) modifiées par du glutaraldéhyde et adsorbées sur L-tyrosine contenant, à parts égales, des pollens des arbres à floraison précoce que sont le bouleau (Betula spp.), laulne (Alnus spp.) et le noisetier (Corylus spp.).

Excipients

L-tyrosine, chlorure de sodium, glycérol, phosphate monosodique dihydraté, phosphate disodique dodécahydraté, phénol, eau pour préparations injectables.
Ces médicaments contiennent 0,0807 mmol (1,86 mg) de sodium par dose.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Suspension injectable en seringue préremplie pour administration sous-cutanée.

Suspension injectable pour administration sous-cutanée.

 

Seringues préremplies

Seringues préremplies no 1, 2 et 3, contenant chacune 0,5 ml à des concentrations croissantes :

La seringue no 1 contient 600 SU/ml (Standardised Units = unités standardisées), la seringue no 2 contient 1600 SU/ml et la seringue no 3 contient 4000 SU/ml.

Traitement de base présaisonnier

Emballage contenant les seringues no 1, 2 et 3 pour le traitement de base présaisonnier.

Traitement d’entretien présaisonnier

Emballage contenant 3 seringues no 3 pour le traitement d’entretien présaisonnier à administrer après le traitement de base.

 

Flacons

Traitement de base présaisonnier

Flacons no 1, 2 et 3, contenant chacun 1 ml à des concentrations croissantes :

Flacon no 1 : 600 SU/ml (Standardised Units = unités standardisées), flacon no 2 : 1600 SU/ml, flacon no 3 : 4000 SU/ml.

Emballage contenant les flacons no 1, 2 et 3 pour le traitement de base présaisonnier.


 

Traitement d’entretien présaisonnier

Flacon no 3 (1,5 ml) : 4000 SU/ml (Standardised Units = unités standardisées).

Emballage contenant 1 flacon no 3 pour le traitement d’entretien présaisonnier à administrer après le traitement de base.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement (immunothérapie spécifique) des affections allergiques saisonnières médiées par les IgE telles que la rhinite allergique (pollinose), la conjonctivite allergique et l’asthme bronchique allergique, causées par les pollens des arbres à floraison précoce que sont le bouleau, laulne et le noisetier.

Une anamnèse axée sur l’allergie et des tests allergiques spécifiques, de préférence un test cutané (prick-test), sont nécessaires pour poser le diagnostic.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie usuelle (chez les adultes et les enfants dès l’âge de 6 ans)

POLVAC Arbres est administré de façon présaisonnière, c’est-à-dire peu de temps avant la saison pollinique correspondante. Comme les symptômes de l’allergie aux arbres à floraison précoce apparaissent entre mi-janvier et mi-mai environ, le traitement devrait être terminé fin décembre/début janvier ou 2 à 3 semaines avant la date prévue des premières pollinisations (apparition des symptômes). Si la période de pollinisation débute pendant le traitement, ce dernier doit être interrompu (voir le bulletin ou calendrier des vols polliniques actualisé).

Un cycle complet de traitement présaisonnier consiste en 1 emballage de POLVAC Arbres Traitement de base (seringues/flacons no 1, 2 et 3) et en 1 emballage de POLVAC Arbres Traitement d’entretien (3 seringues no 3 ou 1 flacon no 3).

La dose maximale de chaque concentration à administrer est de 0,5 ml.

 

Traitement de base : les 3 injections du traitement de base doivent être administrées à intervalles de 7 jours au moins et de 14 jours au plus, en respectant lordre croissant des concentrations (d’abord la seringue/le flacon no 1, puis la seringue/le flacon no 2 et enfin la seringue/le flacon no 3).

Début du traitement de base : environ fin septembre, au plus tard début décembre, afin de permettre l’administration du cycle complet (traitements de base et d’entretien) de 6 injections.

Le passage à la concentration supérieure ne peut se faire que si l’injection précédente a été bien tolérée et en respectant l’intervalle recommandé entre les injections. Si cet intervalle a été dépassé, il est nécessaire, par mesure de sécurité, de recommencer le traitement dès le début en utilisant la seringue/le flacon no 1.


 

Traitement d’entretien : pour consolider le succès du traitement, le traitement d’entretien présaisonnier avec 3 seringues no 3 ou un flacon no 3 (dose maximale) doit être réalisé immédiatement après le traitement de base. La première injection du traitement d’entretien s’effectue environ 14 jours après la dernière injection du traitement de base. Les 2 autres injections sont ensuite administrées à intervalles de 2 à 4 semaines.

 

Instructions posologiques

Toutes les injections peuvent être administrées à 1 semaine dintervalle, ce qui permet d’effectuer un cycle de traitement complet (traitements de base et d’entretien comprenant au total 6 injections) en 5 semaines.

 

Enfants de moins de 6 ans

Voir la rubrique « Contre-indications ».

 

Mode dadministration

Les injections doivent être administrées par voie sous-cutanée stricte (dans la face postérieure du bras dans une région allant de 4 cm environ au-dessus de lolécrane jusqu’au milieu du bras) et uniquement par un médecin. Injecter à pression constante. Le site dinjection doit être changé à chaque fois. Ne pas injecter par voie intramusculaire ou intravasculaire (contrôle par aspiration !). Ne pas frotter le site dinjection. Voir « Remarques particulières » pour la manipulation des seringues préremplies et des flacons.

 

Mesures à prendre avant chaque injection

-Vérifier le statut allergique actuel du patient et tenir compte de toute contre-indication éventuellement apparue entretemps. Si nécessaire, contrôler la fonction pulmonaire (mesure du débit de pointe) chez les asthmatiques.

-Demander au patient dans quelle mesure il a bien toléré la dernière injection.

-S’assurer que l’on a choisi la bonne seringue/le bon flacon (concentration).

-Tenir à portée de main un équipement durgence pour le traitement du choc anaphylactique (notamment une seringue dadrénaline (épinéphrine) prête à l’emploi).


 

Mesures à prendre après chaque injection

-Garder le patient sous surveillance médicale pendant au moins 30 minutes. Si des effets indésirables se manifestent pendant cette période, la surveillance du patient doit se prolonger jusqu’à ce que son état de santé se soit normalisé. Dans de rares cas, des effets indésirables sévères peuvent nécessiter une surveillance intensive/un traitement en milieu hospitalier.

-Informer le patient qu’il doit immédiatement contacter son médecin traitant ou, le cas échéant, son remplaçant si des effets indésirables surviennent plus tard.

 

Schémas possibles pour l’administration des injections/du traitement

Exemples de schémas thérapeutiques en fonction de la disponibilité et des réactions du patient, de la situation pollinique, etc. :

 

 

Durée du traitement

Une nette amélioration des symptômes allergiques devrait être observée dès la saison pollinique suivant l’administration d’un cycle de traitement présaisonnier complet.

Afin de garantir une amélioration durable de la réaction allergique, l’immunothérapie spécifique présaisonnière (traitements de base et d’entretien) avec POLVAC Arbres doit être administrée pendant au moins 3 années consécutives.

 

Administration de 2 solutions différentes

Dans le cas d’un traitement avec 2 préparations dhyposensibilisation différentes, celles-ci doivent être administrées en alternance avec un intervalle entre les injections de 2 à 3 jours.


 

Contre-indications

Comme toutes les immunothérapies spécifiques, POLVAC est contre-indiqué en cas

-d’hypersensibilité à l’un des excipients (voir la rubrique « Composition »)

-d’infections fébriles aiguës ainsi que d’affections chroniques et inflammatoires sévères

-daltérations secondaires de lorgane affecté par les réactions (p. ex. emphysème, bronchiectasies)

-d’asthme bronchique non contrôlé

-de maladies auto-immunes

-de déficits immunitaires (résultant aussi d’une immunosuppression)

-de tuberculose pulmonaire ou ophtalmique active

-de maladies malignes actives

-de troubles psychiques sévères

-de maladies ou dadministration concomitante de médicaments rendant impossible le recours efficace à l’adrénaline (épinéphrine)

-de traitement par des bêtabloquants (diminution de la réaction à l’adrénaline (épinéphrine)) ou des inhibiteurs de l’ECA

-de grossesse ; pendant la grossesse, une immunothérapie ne doit être ni débutée ni poursuivie, car le degré de sensibilisation de la patiente peut changer de manière imprévisible (voir la rubrique « Grossesse, Allaitement »).

 

POLVAC est particulièrement contre-indiqué

-chez les enfants de moins de 6 ans (en raison d’un manque d’expérience clinique suffisante)

-en cas de troubles du métabolisme de la tyrosine (tyrosinémie et alcaptonurie) en raison de sa teneur en tyrosine.

 

Mises en garde et précautions

En cas d’infection aiguë, d’états fébriles ou de troubles asthmatiques sévères, le traitement par injection ne peut être administré que 24 à 48 heures après la normalisation de létat du patient. Si cette pause thérapeutique se prolonge, il peut être nécessaire de recommencer le traitement en utilisant la seringue/le flacon no 1.

Les patients à risque (p. ex. ceux présentant un degré de sensibilisation extrêmement élevé ou ayant subi une crise d’asthme) doivent être traités en polyclinique d’allergologie. La prudence est de rigueur en présence d’insuffisance cardiovasculaire. L’injection doit se faire de préférence en position couchée chez les patients anxieux ou ayant tendance à présenter une instabilité vasovagale.

Comme une administration d’adrénaline (épinéphrine) peut s’avérer nécessaire, il convient de tenir compte des contre-indications de l’adrénaline (épinéphrine).

Le jour de l’injection, les patients doivent éviter les efforts physiques intenses (notamment les activités sportives), le sauna, les repas copieux et l’alcool.

Les mesures à prendre avant et après chaque injection, indiquées à la rubrique « Posologie/Mode d’emploi », doivent être respectées.

Les tests et l’immunothérapie spécifique ne doivent être effectués que par des médecins expérimentés en allergologie.

 

Aucun vaccin préventif ne doit être administré pendant une hyposensibilisation. Lorsqu’un tel vaccin ne peut être évité, il doit être administré au plus tôt 8 jours après la dernière injection de POLVAC. Si des réactions locales ou systémiques apparaissent à la suite de cette injection de POLVAC, le vaccin ne peut être administré qu’une semaine après la disparition de ces réactions.

Après une vaccination préventive, l’injection suivante de POLVAC ne peut être administrée qu’après la disparition complète de la réaction au vaccin et au plus tôt 2 semaines après la vaccination. Par conséquent, il en résulte un intervalle minimal de 3 semaines entre les injections de POLVAC. Si l’intervalle est dépassé, le traitement par POLVAC doit être recommencé en utilisant la seringue/le flacon no 1.

 

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par injection, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Interactions

Un traitement dhyposensibilisation ne doit pas être administré conjointement avec un traitement immunosuppresseur. Voir la rubrique « Contre-indications » concernant l’administration de bêtabloquants et d’inhibiteurs de l’ECA.

Un traitement concomitant par des antiallergiques symptomatiques (p. ex. antihistaminiques, corticostéroïdes, inhibiteurs de la dégranulation mastocytaire) peut masquer l’état actuel de réactivité du patient.

Une exposition supplémentaire à des allergènes (exogènes ou iatrogènes) est susceptible d’abaisser le seuil de tolérance. Pour cette raison, le patient doit être informé de la nécessité d’éviter dans la mesure du possible toute exposition aux allergènes causaux et à réaction croisée concernés pendant l’immunothérapie spécifique.

Voir la rubrique « Posologie/Mode d’emploi » concernant l’administration de 2 préparations différentes pour l’immunothérapie spécifique.

Voir la rubrique « Mises en garde et précautions » concernant la manière de procéder lorsqu’une vaccination préventive s’avère nécessaire en même temps.

Grossesse, Allaitement

Les études n’ont pas révélé d’indices laissant supposer un effet tératogène des solutions dhyposensibilisation. Même si l’éventualité d’une atteinte du fœtus causée par l’immunothérapie spécifique est intrinsèquement improbable, POLVAC est contre-indiqué pendant la grossesse étant donné que les modifications du degré de sensibilisation et de la réactivité du système immunitaire sont imprévisibles chez la femme enceinte et qu’une réaction allergique excessive nécessitant un traitement est possible à tout moment au cours d’une immunothérapie.

Il n’existe aucune information au sujet du passage éventuel de POLVAC dans le lait maternel.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Une légère fatigue peut occasionnellement apparaître après l’injection de POLVAC. Si c’est le cas, le patient ne doit ni conduire un véhicule, ni utiliser des machines.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables auxquels on peut s’attendre avec POLVAC Arbres sont principalement des réactions d’intensité légère à modérée au site d’injection (p. ex. urticaire, œdème et érythème), des réactions cutanées (p. ex. prurit, érythème et éruption cutanée) et des réactions touchant les voies respiratoires (p. ex. dyspnée, toux et bronchospasme) ou des symptômes types causés par la récurrence/l’exacerbation de l’allergie spécifique au patient ou d’autres symptômes allergiques.

 

Aperçu des effets indésirables

L’aperçu suivant contient les effets indésirables qui ont été mentionnés dans des rapports spontanés concernant POLVAC Arbres.

Les études cliniques n’ayant apporté aucune information sur la fréquence des effets indésirables, celle-ci est indiquée comme « fréquence inconnue » (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

 

Affections du système immunitaire :

Choc anaphylactique, réaction anaphylactique

 

Affections du système nerveux :

Paresthésie, dysgueusie, céphalées, agitation, tremblements

 

Affections oculaires :

Hyperémie oculaire

 

Affections cardiaques :

Tachycardie, cyanose

 

Affections vasculaires :

Collapsus circulatoire, perte de conscience, hypotension, étourdissements, insuffisance cardiovasculaire, sensation de chaud/bouffées de chaleur, pâleur

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Asthme, dyspnée, bronchospasme, irritation de la gorge, congestion nasale, toux

 

Affections gastro-intestinales :

Dysphagie, vomissement, nausée

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Urticaire (généralisée), prurit, érythème, angiœdème, gonflement du visage, gonflement des lèvres, éruption cutanée maculopapuleuse

 

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif :

Arthralgie, gonflement des articulations, sensation de lourdeur

 

Troubles généraux et anomalies au site d’administration :

Gêne thoracique, œdème (périphérique), malaise, fatigue, hyperhidrose, réactions au site d’injection (p. ex. gonflement, urticaire, érythème, prurit, douleur, induration et chaleur)

 

Description de certains effets indésirables

 

Réactions anaphylactiques/choc anaphylactique

Des cas individuels de réactions anaphylactiques sévères, voire de choc anaphylactique, ont été rapportés sous traitement par POLVAC Arbres. Un choc anaphylactique peut se manifester quelques minutes après l’administration de n’importe quelle immunothérapie allergénique, souvent même avant que ne survienne une réaction locale.

 

Les symptômes avant-coureurs types d’un choc anaphylactique sont décrits à la rubrique « Traitement des réactions immunitaires excessives : Réaction générale sévère, choc anaphylactique ».

 

Effets indésirables systémiques connus pour se produire avec toute immunothérapie :

 

Légers : récurrence ou exacerbation de signes et symptômes allergiques spécifiques au patient, tels que rhinoconjonctivite, démangeaisons oculaires, éternuements, congestion nasale, toux, urticaire généralisée, prurit (généralisé), eczéma atopique et détresse respiratoire. Fatigue, sensation de chaud/bouffées de chaleur, affections gastro-intestinales, irritation de la gorge ou sensation de constriction dans la gorge peuvent aussi se produire.

 

Modérés à sévères : respiration sifflante, dyspnée ou œdème de Quincke.

 

Réactions tardives sévères :
des réactions analogues à la maladie sérique accompagnées de symptômes tels que fièvre, douleurs articulaires, urticaire et gonflement des ganglions lymphatiques peuvent se manifester après quelques jours. Toutefois, ces réactions sont extrêmement rares.

 

Traitement des réactions immunitaires excessives

Dans ce cadre, il faut tenir compte du fait que la réponse à ladrénaline (épinéphrine) peut être altérée chez les patients sous traitement bêtabloquant.

Chez les enfants, les doses d’adrénaline (épinéphrine), de théophylline, d’antihistaminiques et de glucocorticoïdes doivent en principe être réduites en fonction de lâge et du poids corporel.

 

Réaction locale sévère :

Appliquer un corticostéroïde topique (crème ou gel). Administrer un antihistaminique par voie orale, si besoin est.

 

Réaction générale modérée à forte :

Mettre en place rapidement un cathéter intraveineux. Administrer un antihistaminique et un glucocorticoïde (100 mg de prednisolone ou équivalent) par voie intraveineuse. Vérifier le pouls et la tension artérielle.

En cas de bronchospasme, administrer un bronchodilatateur sous forme d’aérosol-doseur.

 

Réaction générale sévère, réactions anaphylactiques/choc anaphylactique :

 

Choc anaphylactique

Comme avec toute immunothérapie spécifique, il existe un risque de choc anaphylactique.


 

Symptômes avant-coureurs

1. Épisode pathologique aigu (en l’espace de quelques minutes à plusieurs heures) avec atteinte de la peau, des muqueuses, ou des deux, ET AU MOINS L’UN DES SYMPTÔMES SUIVANTS : difficultés respiratoires, chute de la tension artérielle ou symptômes associés d’insuffisance d’un organe cible.

2. Deux ou plusieurs des symptômes suivants qui se manifestent rapidement (en l’espace de quelques minutes à plusieurs heures) après l’exposition à un allergène probable pour ce patient : atteinte de la peau et des muqueuses, difficultés respiratoires, chute de la tension artérielle ou symptômes associés, symptômes gastro-intestinaux persistants.

3. Chute de la tension artérielle après l’exposition à un allergène connu pour ce patient (en l’espace de quelques minutes à plusieurs heures).

 

Si le patient montre des signes de réaction systémique prononcée ou de choc anaphylactique, des mesures médicales doivent être immédiatement prises dans l’ordre suivant (recommandation selon l’EAACI, 2014).

 

·Administrer de ladrénaline (épinéphrine) sous forme d’injection intramusculaire dans le milieu/la face externe de la cuisse (0,01 ml/kg de poids corporel jusqu’à 0,5 ml au maximum). Une nouvelle dose peut être administrée après au moins 5 minutes d’intervalle.

·La cause de la réaction anaphylactique doit être éliminée.

·Faire immédiatement appel à un médecin, y compris pendant l’évaluation du patient.

·Dans le cas d’une instabilité circulatoire, allonger le patient sur le dos avec les jambes surélevées. Si le patient présente des difficultés respiratoires, il doit adopter une position assise et, s’il est inconscient, il doit être placé dans la position latérale de sécurité.

·Administrer de l’oxygène à haut débit au moyen d’un masque facial.

·Chez les patients présentant une instabilité cardiovasculaire, administrer des liquides intraveineux (solutions d’électrolytes) (doses bolus de 20 ml/kg).

·Pour soulager les symptômes de la bronchoconstriction, administrer en plus des bêta-2-agonistes à courte durée d’action.

·Des antihistaminiques H1 (et H2) oraux peuvent soulager les symptômes cutanés de l’anaphylaxie.

Il est également possible d’utiliser des glucocorticostéroïdes systémiques, car ils sont susceptibles de réduire le risque de symptômes respiratoires de survenue tardive. En cas d’obstruction des voies respiratoires supérieures, l’administration de glucocorticoïdes à fortes doses sous forme d’aérosol peut s’avérer utile.

 

L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Il faut sattendre à des effets indésirables systémiques en cas de non-respect de l’intervalle entre les injections, d’augmentation arbitraire de la dose ou encore dadministration accidentelle de l’injection par voie intramusculaire ou intravasculaire.

Voir la sous-rubrique « Traitement des réactions immunitaires excessives » à la rubrique « Effets indésirables ».

Propriétés/Effets

Code ATC

V01A A05

Mécanisme daction

POLVAC contient des « allergoïdes », c’est-à-dire des allergènes modifiés par traitement chimique (dans le cas de POLVAC, les allergènes sont modifiés par du glutaraldéhyde). Cette modification chimique entraîne une diminution des propriétés allergéniques (réactivité IgE), sans que les propriétés immunogènes recherchées n’en soient affectées. Pour la pratique clinique, cela signifie une réduction du risque d’effets indésirables et le maintien de l’effet immunogène.

 

Lallergoïde étant lié à la L-tyrosine, un acide aminé présent à l’état naturel servant d’adsorbant et d’adjuvant, l’effet retard souhaité est garanti. La modification, comme l’adsorption, permet d’atteindre la dose maximale après seulement 3 injections, ce qui représente une réduction importante du nombre total d’injections, comparé aux méthodes dhyposensibilisation conventionnelles.

On suppose que le mécanisme d’action de l’immunothérapie spécifique repose sur une réorientation des lymphocytes T auxiliaires, c.-à-d. sur une commutation (« switch ») des lymphocytes Th2 qui favorisent la synthèse des IgE et l’activation des cellules inflammatoires, en lymphocytes Th1 protecteurs et en leurs cytokines qui s’opposent à la synthèse des IgE par le biais de la production d’interféron γ.

Pharmacodynamique

Aucune information.

Efficacité clinique

Aucune information.

 

Pharmacocinétique

Absorption

Les allergoïdes sont liés à la L-tyrosine et ne sont libérés que lentement après l’injection sous-cutanée de cet adjuvant/adsorbant.

Distribution

Aucune donnée n’est disponible.

Métabolisme

Étant un acide aminé naturel, la L-tyrosine est complètement métabolisée. Il est impossible de fournir d’autres informations sur les extraits d’allergènes.

Élimination

Aucune donnée n’est disponible.

Cinétique pour certains groupes de patients

Aucune donnée n’est disponible.

 

Données précliniques

Aucune donnée pertinente n’est disponible.

 

Remarques particulières

Incompatibilités

Aucune donnée n’est disponible.

Influence sur les méthodes de diagnostic

Aucune donnée n’est disponible.

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver au réfrigérateur (28 °C). Ne pas congeler.

Conserver hors de portée des enfants.

Remarques concernant la manipulation

La suspension injectable devant être amenée à température ambiante avant d’être administrée, il convient de la sortir du réfrigérateur suffisamment tôt.

POLVAC est une suspension blanche et opaque qui peut sédimenter pendant le stockage. Il est par conséquent essentiel de bien agiter la seringue préremplie/le flacon avant l’injection afin de remettre en suspension de manière homogène tout le sédiment.

 

Manipulation des seringues préremplies

-Noter le nom du patient sur l’emballage.

-Amener la suspension injectable à température ambiante avant de l’administrer (sortir la seringue du réfrigérateur 2 à 3 heures avant de l’utiliser et la laisser reposer à température ambiante).

-Bien secouer la seringue pendant 10 secondes immédiatement avant de l’utiliser (suspension !).

-Retirer prudemment le capuchon protecteur Luer-Lock (Fig. 1).

-Visser l’aiguille fournie sur le raccord Luer-Lock en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre. Puis enlever le capuchon protecteur de l’aiguille (Fig. 2).

-Chasser prudemment l’air contenu dans la seringue et l’aiguille (Fig. 3).

-Injecter la suspension en exerçant une pression constante. Ne pas injecter par voie intravasculaire (contrôle par aspiration !) ou intramusculaire. Ne pas frotter le site d’injection (Fig. 4).

 

Bild 2Bild 3

Bild 4Bild 5


 

Manipulation des flacons

-Noter le nom du patient sur l’emballage.

-Amener la suspension injectable à température ambiante avant de l’administrer (sortir le flacon du réfrigérateur 2 à 3 heures avant de l’utiliser et le laisser reposer à température ambiante).

-Bien secouer le flacon pendant 10 secondes immédiatement avant de l’utiliser (suspension !).

-Nettoyer la tête du flacon avec un tampon imbibé d’alcool et laisser sécher la surface.

-Tirer le piston de la seringue jusqu’au repère qui correspond à la quantité de médicament que l’on désire prélever.

-Introduire la pointe de l’aiguille dans le flacon.

-Pousser le piston de la seringue et expulser l’air contenu dans la seringue dans le flacon.

-Retourner le flacon et tenir le goulot du flacon entre l’index et le majeur d’une main.

-Avec l’autre main, tirer le piston jusqu’au repère qui correspond à la quantité de médicament prescrite.

-Chasser prudemment l’air contenu dans la seringue et laiguille (Fig. 3).

-Injecter la suspension en exerçant une pression constante. Ne pas injecter par voie intravasculaire (contrôle par aspiration !) ou intramusculaire. Ne pas frotter le site dinjection (Fig. 4).

 

Numéro dautorisation

54785, 65474 (Swissmedic)

Présentation

POLVAC Arbres Traitement de base contenant 3 seringues préremplies ou 3 flacons (no 1, 2 et 3). [A]

POLVAC Arbres Traitement d’entretien contenant 3 seringues préremplies (no 3) ou un flacon (no 3). [A]

Titulaire de l’autorisation

Bencard AG, 8606 Greifensee ZH

 

Mise à jour de l’information

Mars 2021